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Série S

Le bac S s’adresse aux élèves motivés par les matières scientifiques (mathématiques, physique-chimie…), l’écologie et l’agronomie, l’informatique et les sciences du numérique.

Bac_S

Pour qui ?

Pour celles et ceux qui envisagent en priorité des poursuites d’études supérieures scientifiques.

Au programme

L’emploi du temps comprend des enseignements communs à toutes les séries générales (français, enseignement moral et civique, EPS et langues vivantes). Leur objectif : partager une culture générale fondamentale et faciliter les éventuels changements de série.

S’y ajoutent des enseignements spécifiques, parmi lesquels :

  • mathématiques, pour acquérir les notions et les concepts fondamentaux au travers d’activités de recherche et de résolution de problèmes ;
  • physique-chimie, pour mettre l’accent sur la démarche expérimentale ;
  • sciences de la vie et de la Terre ou sciences de l’ingénieur ou écologie, agronomie et territoires (enseignement dispensé dans les lycées agricoles) ;
  • histoire-géographie.

Des enseignements communs demeurent (LV1 et LV2, EPS, enseignement moral et civique) à côté des enseignements spécifiques dont le volume horaire est souvent plus important qu’en 1re :

  • mathématiques (coef. 7 ou 9) ;
  • physique-chimie (coef. 6 ou 8) ;
  • sciences de la vie et de la Terre (coef. 6 ou 8) ou sciences de l’ingénieur (coef. 6 ou 8) ou écologie, agronomie et territoires (coef. 7 ou 9).

De plus s’ajoute un enseignement de spécialité (voir l’onglet au dessous) au choix qui permet d’acquérir des profils différents :

  • mathématiques ;
  • physique-chimie ;
  • sciences de la vie et de la Terre ;
  • informatique et sciences du numérique (ISN) : introduction à l’information numérique, aux algorithmes, aux langages et architectures informatiques pour comprendre les usages (Internet, réseaux sociaux…), les créations (objets numériques, représentations 3D…), les applications (logiciels) et les enjeux (sécurité, confidentialité, protection de la personne…) ;
  • pour tous les élèves, 2 h hebdomadaires d’accompagnement personnalisé (soutien et approfondissement scolaires ; aide à l’orientation) ;
  • deux enseignements facultatifs (au maximum) au choix dont seuls les points supérieurs à 10/20 seront pris en compte à l’examen du bac.
    • Cliquez sur le tableau horaire pour l’agrandir :
Le bac S (scientifique)

Bien choisir sa spécialité

En terminale S, les élèves suivent, à raison de 2 heures par semaine, un enseignement de spécialité qui est évalué au bac. L’objectif ? Préparer son orientation dans le sup. Programme, organisation et évaluation : les clés pour bien choisir sa spécialité.

Une spécialité à choisir selon son profil en 1re

C’est à l’issue de la 1re S que les élèves choisissent leur enseignement de spécialité de terminale, qui occupera 2 heures dans leur emploi du temps et sera doté d’un coefficient 2 au bac. Ils ont accès au total à cinq spécialités : ISN (informatique et sciences du numérique), mathématiques, physique-chimie, SVT (sciences de la vie et de la Terre) et EAT (écologie-agronomie et territoires). Ce choix s’effectue en partie en fonction de l’enseignement obligatoire suivi en 1re.

  • Les élèves ayant suivi l’enseignement de SVT en 1re ont le choix entre quatre spécialités : ISN, mathématiques, physique-chimie et SVT.
  • Pour les élèves ayant suivi l’enseignement de sciences de l’ingénieur (SI) en 1re, la spécialité est facultative. Ceux qui décident d’en prendre une ont le choix entre les spécialités ISN, mathématiques et physique-chimie. Ceux qui ne prennent pas de spécialité augmentent de 2 points de coefficient la note des sciences de l’ingénieur sans suivre d’enseignement supplémentaire.

Pour affiner son orientation dans le supérieur

L’objectif de toutes les spécialités est de faire découvrir aux bacheliers scientifiques une nouvelle matière ou d’approfondir celles déjà étudiées, notamment pour les aider à préciser leur orientation dans le supérieur.

Le choix de la spécialité n’est toutefois pas déterminant pour la poursuite d’études après le bac. Toutes donnent accès aux mêmes filières : licence, prépa, BTS, DUT, école d’ingénieurs, école spécialisée… Mais pour intégrer un cursus sélectif, avoir suivi la spécialité la plus en rapport avec la formation visée peut constituer un atout pour se démarquer d’un autre candidat au dossier scolaire équivalent.

Panorama des 4 spécialités au lycée Jean Vilar :

Au programme

L’accent est mis sur la science informatique et la représentation de l’information numérique, avec pour objectif de comprendre les usages (Internet, réseaux sociaux…), les créations (objets numériques, représentations 3D…) et les applications (logiciels). Les élèves sont initiés aux algorithmes, aux langages de programmation et aux architectures informatiques, au fonctionnement des réseaux et d’un ordinateur.

Organisation des cours

Une large part est accordée à la pratique. Après une partie de cours magistral où les élèves apprennent ce que sont une fonction, une variable, les structures des langages de programmation, ils passent aux travaux pratiques sur les postes informatiques. Partant d’une consigne générale et d’une liste de tâches, ils doivent compléter ou créer un programme.

Des exposés permettent de préparer l’évaluation orale finale et de sensibiliser les élèves aux enjeux de sécurité, de confidentialité et de protection de la personne.

La 2de moitié de l’année est consacrée à la réalisation d’un projet par groupe de deux ou trois . Exemple : programmer un jeu de puissance 4 où le joueur joue contre l’ordinateur.

Évaluation

Soutenance individuelle de projet, avec questions sur le projet et sur des notions abordées en cours. La spécialité est dotée d’un coefficient 2.

Et après

Avoir suivi la spécialité ISN peut constituer un plus pour candidater dans les filières dédiées à l’informatique : DUT et BTS du secteur informatique, écoles d’ingénieurs et écoles spécialisées en informatique…

Pas besoin d’être un geek

« Certains élèves qui choisissent la spécialité ISN sont de vrais passionnés qui développent de petits programmes sur leur temps de loisirs, mais ils sont très minoritaires. Il n’y a pas de prérequis pour suivre cette spécialité. Ce qu’il faut, c’est de la rigueur et une pensée structurée pour décomposer un problème en sous-problèmes. Par ailleurs, certains élèves en difficulté dans les matières scientifiques se révèlent doués en ISN, en faisant preuve de beaucoup d’autonomie et de débrouillardise, qualités essentielles en informatique mais moins exploitées par les autres matières. Plus globalement, la spécialité ISN permet aux lycéens de comprendre comment fonctionne un logiciel, ce qui leur sera utile pour des études d’informatique, mais aussi plus largement dans les nombreux domaines où l’on a recours aux outils numériques (médecine, économie, multimédia…). »

Véronique Royer, enseignante en mathématiques et ISN au lycée Jacques Monod de Clamart (92)

Au programme

Les cours abordent deux domaines mathématiques, nouveaux pour les élèves. L’arithmétique, qui occupe la plus grande partie de l’année, consiste à étudier les propriétés des nombres et ses applications dans le codage d’informations. Elle est l’occasion d’aborder la division euclidienne, la congruence, les nombres premiers, les diviseurs… Les cours consacrés aux matrices s’intéressent à la résolution de systèmes linéaires, aux systèmes dynamiques, aux suites récurrentes.

Organisation des cours

Les séances reposent beaucoup sur la résolution de problèmes, parfois ancrés dans la réalité. Exemple : l’arithmétique permet ainsi de comprendre le cryptage de sécurité des cartes bleues. Si les codes des cartes bleues ne peuvent être piratés, c’est en effet grâce aux propriétés des nombres premiers. Les solutions trouvées introduisent les notions. Puis les élèves réalisent des exercices d’entraînement. Les démonstrations, plus poussées que dans le tronc commun, amorcent la transition vers l’enseignement supérieur.

Évaluation

Au bac, la spécialité est évaluée par un exercice spécifique sur les quatre que comporte l’écrit de mathématiques : il peut porter sur le programme de spécialité et de tronc commun. L’ensemble de l’épreuve de mathématiques est doté d’un coefficient 9 (contre 7 pour les non spécialistes).

Et après

Avoir suivi la spécialité mathématiques peut constituer un atout pour intégrer une prépa MPSI ou PCSI ou une licence de mathématiques à l’université.

Un avant-goût des mathématiques dans le sup

« La spécialité mathématiques est un bon moyen pour les lycéens de découvrir cette discipline telle qu’elle se pratique dans le supérieur, notamment en prépa scientifique ou en fac de maths. Sans que le choix de cette spécialité ne détermine toutefois une quelconque orientation. Ils y apprennent entre autres à manipuler de nouvelles opérations sur de nouveaux objets mathématiques, à remettre en question toutes les évidences et à pratiquer de nouveaux types de raisonnement. On attend aussi d’eux plus d’autonomie et de prise d’initiative dans la recherche des exercices que dans les mathématiques du tronc commun. En spécialité, la consigne fait parfois seulement deux lignes mais nécessite de développer un raisonnement sur une page ou de chercher une solution pendant 20 à 30 minutes, voire beaucoup plus si l’on étudie un problème dans tous ses détails. Tous les élèves intéressés par cette approche peuvent aller en spécialité mathématiques, mais ils doivent être conscients qu’à la fin de l’année, leur note de maths aura un coefficient 9 au lieu de 7. S’ils ratent cette épreuve, cela peut leur coûter cher ! »

Pierre-Marc Mazat, enseignant en mathématiques au lycée Camille Claudel de Blois (41)

Au programme

Trois grands thèmes sont traités. En physique, « son et musique » aborde le fonctionnement des instruments de musique, des émetteurs et récepteurs sonores (micro, reconnaissance vocale…) et les questions liées au son et à l’architecture (auditorium, isolation phonique…). En chimie, le thème de « l’eau » s’intéresse à l’eau et l’environnement (courants marins et climats, érosion, pollutions…), aux ressources minérales et organiques des océans, et aux piles d’hydrogènes. Le thème « matériaux » mêle physique et chimie et s’intéresse aux cycles de vie, aux structures et propriétés des matériaux (cristaux liquides, photovoltaïques, colles…) et nouveaux matériaux (nanotubes, composites …).

Organisation des cours

S’appuyant sur l’étude de documents scientifiques, les élèves réalisent des expériences, selon un protocole expérimental, à partir d’une problématique et d’une liste de matériel mise à disposition.

Exemple : dans le cadre du thème « son et musique », les élèves peuvent étudier les propriétés acoustiques d’une salle philharmonique. Objectif : déterminer les matériaux propres à fournir le meilleur son possible quelle que soit la place du spectateur.

Évaluation

Au bac, la spécialité est évaluée par un exercice spécifique sur les trois que comporte l’écrit de physique-chimie : souvent, étude de documents, présentation d’une manipulation avec des calculs guidés, puis synthèse de documents. Le sujet de l’épreuve d’évaluation des compétences expérimentales (ECE) d’1 heure, tiré au sort, peut porter sur le programme de spécialité ou de tronc commun. L’ensemble est doté d’un coefficient 8 (contre 6 pour les non spécialistes).

Et après

La spécialité physique-chimie peut constituer un plus pour intégrer des filières orientées dans ces disciplines : les prépas filières PCSI et PTSI, les écoles d’ingénieurs , les DUTmesures physiques, chimie ou le BTS métiers de la chimie

Pour les élèves curieux et attirés par l’expérimentation

« Pour suivre la spécialité physique-chimie, il faut avant tout être curieux et avoir envie de réaliser de nombreuses manipulations. Ne pas avoir de très bons résultats en physique-chimie n’est pas rédhibitoire car la spécialité n’aborde pas d’aspects théoriques nouveaux. Elle complète, illustre et approfondit les notions traitées dans le tronc commun, et fait découvrir aux élèves les différents domaines dans lesquels les sciences physiques et chimiques interviennent au quotidien au niveau du monde professionnel. Cet enseignement permet aux jeunes de développer leur esprit d’innovation et leur donne le goût d’aller plus loin afin d’en savoir plus. »

Sylvie Juan, enseignante de physique-chimie au lycée Gustave Eiffel de Bordeaux (33)

Au programme

Trois thèmes mobilisent chacun un trimestre. « La Terre dans l’Univers, la vie et l’évolution de la vie : énergie et cellule vivante » s’intéresse notamment à la photosynthèse, à la respiration et à la fermentation des cellules. « Atmosphère, hydrosphère, climats : du passé à l’avenir » aborde les mécanismes qui font varier les climats à travers l’étude et l’observation d’échantillon de roches, de glaces, de pollens. « Corps humain et santé, glycémie et diabète » traite l’action des enzymes et la régulation de la glycémie par les hormones, dont l’insuline.

Organisation des cours

À partir d’un problème posé, les élèves mènent des expériences dont les résultats les conduisent à la découverte des notions au programme. Ils développent ainsi leur pratique d’analyses d’échantillons, de manipulation de levures, plantes, chloroplastes… Ils utilisent microscopes, sondes, outils de modélisation numérique et chaîne d’expériences assistée par ordinateur (EXAO).

Exemple : pour l’étude de la photosynthèse, les élèves mesurent l’absorption de CO2 et le rejet d’oxygène d’un végétal entier, en faisant varier l’intensité de la lumière et la couleur des radiations. Ils extraient ensuite de la chlorophylle dont ils étudient les propriétés optiques, selon le même processus.

Évaluation

Au bac, la spécialité est évaluée par un exercice spécifique sur les trois que comporte l’écrit de SVT. Le sujet de l’épreuve d’évaluation des compétences expérimentales (ECE) d’1 heure, tiré au sort, peut porter sur le programme de spécialité ou de tronc commun. L’ensemble est doté d’un coefficient 8 (6 pour les non spécialistes).

Et après

Avoir suivi la spécialité SVT peut constituer un plus pour candidater à certaines filières sélectives comme les DUT génie biologique ou génie chimique, les prépas BCPST, les écoles d’ingénieurs spécialisées en biologie, biochimie, géologie, agronomie…

Se déterminer par rapport à ses goûts

« Il faut choisir sa spécialité en fonction de ses goûts et de ses motivations. Aimer la matière apporte un regain d’intérêt quand on aborde les notions les plus ardues du programme. Il y a davantage de manipulations en SVT qu’en mathématiques plus abstraites, mais proposer des expériences et les conduire par soi-même demande beaucoup d’autonomie. La spécialité aide à préciser son orientation. Les élèves qui se régalent dans l’écriture de l’équation-bilan de la photosynthèse peuvent envisager de candidater en licence ou DUT de biologie. Au contraire, ceux qui détestent l’utilisation de tableurs, de simulateurs du climat n’ont pas intérêt à s’orienter vers ces filières où les ordinateurs sont très utilisés. De même, pour les élèves qui n’aiment pas les schémas bilans du fonctionnement du corps humain, mieux vaut éviter les études de médecine, de kiné ou d’infirmier où les bilans fonctionnels sont récurrents. »

Gilles Desrues, professeur principal en terminale S au lycée Camille Claudel de Vauréal (95)

Poursuites d’études

Le bac S prépare prioritairement à la poursuite d’études en sciences ou en santé, tout en ouvrant à bien d’autres domaines.

De nombreux bacheliers S rejoignent l’université, notamment en santé, en sciences (mathématiques, informatique, mécanique…), en économie-gestion ou en sport. Prévoir des études longues : 5 ans pour le master, jusqu’à 11 ans pour devenir médecin.

Autre voie : les classes prépa scientifiques qui conduisent aux concours d’entrée des écoles d’ingénieursvétérinairesmilitaires ou des ENS (écoles normales supérieures). Les prépas économiques et littéraires sont également adaptées.

Opter pour un BTS ou un DUT, en 2 ans après le bac, permet d’exercer rapidement un métier ou de continuer ses études.

Enfin, il est possible d’intégrer une école directement après le bac, pour 3 à 5 ans d’études : écoles d’ingénieurs, de commerce et de gestion, du paramédical, d’ architecture… Sélection sur concours ou dossier.

Perspectives professionnelles

Les études supérieures après un bac S prépare notamment aux métiers d’ingénieur (en aéronautiquemécaniqueindustrie chimiquebâtiment et travaux publicsénergieenvironnementélectroniqueinformatique et technologies numériques…), aux professions médicales, de la finance, de l’ architecture, de l’ audiovisuel, de l enseignement, de la fonction publique